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Les secrets de la Loge dévoilés

Les secrets de la Loge dévoilés

Après avoir abandonné l’idée de se mesurer à Goliath, le Concert de la Loge Olympique a perdu sa bataille du pot de terre contre les instances du Comité Olympique International. La guerre est-elle définitivement perdue ?

 © Yannick Coupannec

© Yannick Coupannec

Lorsque la formation baroque le Concert de la Loge Olympique donne ses premiers concerts en 2015, une très bonne réputation précède déjà les musiciens et leur chef d’orchestre, Julien Chauvin. Le talentueux artiste est déjà bien connu dans le monde de la musique classique comme fondateur et membre du  Quatuor Cambini-Paris et également pour avoir co-fondé avec Jérémie Rhorer, le Cercle de l’Harmonie. Au sein de ces deux formations, comme violoniste et comme chef, il vole de succès en succès jusqu’à la séparation avec le Cercle. La création d’un nouvel orchestre reste toujours un défi mais le talent aidant, les premières représentations confirment ce que l’on pensait déjà d’un chef sensible, capable de porter la musique de Haendel ou un opéra de Haydn au plus haut.


Mais quelques mois plus tard, c’est le drame. Le Comité Olympique International somme l’ensemble de ne pas utiliser l’adjectif « olympique » dont ils sont les seuls à posséder l’emploi comme « marque notoire ». Pour montrer pâte blanche, l’orchestre tente alors de rappeler l’origine historique de son nom. La loge olympique était une loge de francs-maçons musiciens réunis en orchestre qui est resté célèbre pour avoir créé les symphonies parisiennes de Joseph Haydn. Julien Chauvin et ses musiciens font juste revivre un nom qui existait bien des années avant même les premiers pas du petit Pierre de Coubertin.


Mais sa majesté le CIO dans sa toute-puissance reste sourde à la musique. Jouer la corde historique ne sert à rien car le comité y reste complètement insensible. Il semble même confirmer son bon droit en évoquant quelques raisons matérielles. En effet, en utilisant l’adjectif incriminé, l’orchestre baroque pourrait détourner des sponsors du Comité Olympique à son profit, laissant entendre au passage que les rares mécènes des orchestres seraient des gogos capables de se tromper en misant sur un mauvais cheval. Devant la menace d’une armée d’avocats musclés, l’Orchestre de la Loge Olympique a préféré retirer l’adjectif comminatoire de son nom et se fait appeler désormais Orchestre de la Loge.


En conclusion, on se demande qui remporte la médaille ? Le CIO devra se contenter cette fois de ramasser la palme de l’inculture et du ridicule. Quant au désormais nommé Orchestre de la Loge, il y a fort à parier que de nombreuses victoires l’attendent au seuil d’une nouvelle saison 2016-17 riche en promesses.

 

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